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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 15:02

Au début du vingtième siècle, dans notre beau Jura, au nord de St-Claude, un brave berger se rendait d'une ferme à une autre pour louer ses services. Il fut pris dans une tempête de neige, par un froid intense, au bout de quelques minutes la neige arrivait au dessus de son genoux et il était glacé.
L'homme très pieux se mit à implorer Dieu et le pria de lui venir en aide. Un traîneau tiré par un cheval vigoureux et conduit par un brave homme, s'arrêta et le paysan lui dit de monter. L'homme refusa il avait la foi et savait que Dieu viendrait à son secours.
Quand la neige lui arriva à la taille, il se remit à prier Dieu. Le paysan et son traîneau repassait par là et lui dit avec insistance de monter. De nouveau, l'homme, qui avait une grande foi, refusa.
Quand la neige lui arriva au menton, il se remit, de plus belle, à implorer Dieu. Le traîneau revenait vers lui et le paysan l'incitait, des larmes dans la voix, à monter. De nouveau, l'homme, qui avait une grande foi, refusa, Dieu le sauverait.
Le lendemain, la tempête de neige avait cessé et l'on retrouva le berger, mort, gelé.
L'homme avait une grande foi et il monta tout de suite en paradis. Il fit se reproche à Dieu : "J'avais une immense foi en toi, je t'ai prié, je t'ai imploré et tu n'es pas venu à mon secours". Dieu lui répondit avec bienveillance : "Comment peux-tu dire que je ne suis pas venu à ton secours, trois fois je t'ai envoyé le traîneau".
En ce temps de Noël, je voudrais dire à tous, et plus particulièrement à nos jeunes, que tous les jours nous recevons des traîneaux. Faisons en sorte de les voir.

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Published by Gabriel Raspail
22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 09:10

Aujourd'hui quelle est la situation de nos régimes de retraites ?

 

  1. Le payement des pensions n'est pas entièrement assuré par les cotisations. Le déficit des régimes de retraite, pourtant important, bien que souvent maquillé, ne cesse de s'accroître.

 

  1. Les pensions les plus modestes ne permettent pas à leurs titulaires de vivre décemment.

 

  1. Les divers régimes sont très inégalitaires et donc très injustes.

 

Comment en sommes-nous arrivés là ?

 

  1. Pour des raisons historiques, les régimes de retraite se sont mis en place pas à pas, d'où un grand nombre de régimes qui crée une grande inégalité et une grande injustice ! Syndicats salariaux et patronaux y ont trouvé, il faut bien le dire aussi, une raison d'être et de paraître, ils en ont fait leur miel et n'ont pas vraiment contribué à la simplification, à la clarification, à la rationalisation et à l'égalité.

 

  1. Pour des raisons démographiques, les progrès du bien-être, de l'hygiène et de la médecine ont permis un allongement de la vie, d'où un nombre croissant de bénéficiaires et un nombre décroissant de cotisants, c'est la situation des régimes des salariés mais celle de tous les autres régimes est analogue.

    Cette situation parfaitement prévisible et prévue n'a pas été anticipée, n'a-t-on pas abaissé l'âge de départ en retraite de soixante-cinq ans à soixante ans, alors que d'autres le portaient de soixante-cinq ans à soixante-sept ans.

 

  1. Pour des raisons socio-économiques, qui ont fait que, dans l'ambiance plus facile ou, plus exactement, ressentie comme telle, des « Trente glorieuses », l'assurance vieillesse, qui est une solidarité des actifs envers les anciens, est devenue, au moins pour les plus aisés, un placement. Nous voulons cotiser plus pour pouvoir percevoir plus. Plus trivialement, « chacun veut en avoir pour son argent ! ». Pourtant les placements relèvent de la liberté d'utiliser son argent, comme nous l'entendons, dans le respect de la loi, et donc ne relève pas du public et de l'obligatoire mais du privé et du facultatif.

 

  1. Pour des raisons politiques, ou plus exactement, pour des raisons de laxisme politique, aucun pouvoir n'a voulu effectuer les réformes indispensables mais très impopulaires et s'attaquer aux privilèges acquis (le temps qui passe secrète des privilèges et vient le temps des réformes douloureuses).

 

Quels sont les objectifs d'une réforme nécessaire et urgente ?

 

  1. Il est vital d'assurer la pérennité du régime de retraite.

 

  1. Il est indispensable d'augmenter le plancher des pensions les plus faibles afin qu'elles permettent à leurs titulaires de vivre, frugalement certes, mais décemment, et ce sans augmenter les dépenses globales.

 

  1. Il faut instituer un régime unique, individuel (chaque individu doit avoir sa propre pension de retraite) et universel afin de rétablir l'égalité et la justice. La France ne doit pas avoir de privilégiés et de démunis, de nantis et de laissés-pour-compte.

 

Quelles doivent être les prestations ?

 

  1. Les prestations ne peuvent qu'être les plus égalitaires possibles tout en récompensant, dans une mesure acceptable, les efforts faits par chacun.

 

  1. Une pension maximum, par individu, égale à trois fois la pension minimum nous paraît souhaitable (par rapport à l'énorme écart actuel...). Une pension de base, fixée par le pouvoir législatif, d'indice 100, serait versée, à tout le monde y compris aux personnes n'ayant jamais ou très peu eu d'activité lucrative, en gros, très gros, nous vous prions de nous en excuser, « du père ou de la mère au foyer ». Une pension complémentaire d'indice 50, 100, 150 et 200 serait versée, respectivement, aux agents d'exécution, aux agents intermédiaires, aux agents d'encadrement et aux entrepreneurs (les vrais, ceux qui risquent leur épargne, leurs talents, leur travail, leur temps et leur crédit). La pension maximum serait ainsi de trois fois la pension minimum (un écart minime, nous le réaffirmons, par rapport à l'énorme écart actuel...). Ces pensions seraient versées aux bénéficiaires à partir d'un âge fixé par le pouvoir législatif, en fonction des possibilités, sans aucun impératif autre que d'atteindre l'âge requis, les pensionnés pourraient travailler à temps plein ou à temps partiel, salariés ou non (et ainsi préparer plus facilement leur retraite définitive).

 

  1. Ces pensions resteraient soumises à l'impôt progressif sur le revenu au nom et à la charge de chaque bénéficiaire.

 

Quelles doivent être les cotisations ?

 

  1. Les cotisations seraient basées sur le revenu dépensé, revenu encaissé diminué des sommes épargnées et augmenté des reprises d'épargne, à un taux fixé, en fonction des besoins, par le pouvoir législatif. Ainsi égalité et justice seraient réalisées, les cotisations seraient proportionnelles aux facultés contributives de chacun et les prestations seraient égalitaires, sinon égales (mais si faiblement inégales par rapport aux pratiques actuelles) et dans des rapports très généreux pour les plus faibles.

 

  1. Nous entendons, de l'univers feutré de notre petit bureau, les lamentations, les pleurs, les litanies de ceux qui vont nous dire : « Mais, nos petits Messieurs, nous sommes lésés, nous avons cotisé nous, c'est marqué sur nos bulletins de paye ! » et nous leur répondrons : « Allez casser, si vous le souhaitez, les os de ceux qui vous ont trompés, par manque de probité, par calcul, par incompétence, syndicalistes patronaux et salariaux, hommes et femmes politiques et prêcheurs de tous poils et qui ne vous ont pas dit que vos cotisations n'étaient pas un placement mais la simple contribution à la solidarité envers nos anciens. Si, si allez-y ! De plus vous n'avez rien versé ! Les entreprises décaissent les cotisations de sécurité sociale, ce qui nous en convenons impacte leur trésorerie, grève leurs coûts et diminue leur compétitivité, mais elles s'empressent d'en répercuter, comme il se doit en bonne orthodoxie économique, ne voyez là aucun noir dessein, la charge sur le consommateur final par l'intermédiaire de leur prix de vente. Et s'il vous faut quelque autre preuve, que se passe-t-il en cas de défaillance d'une entreprise, appelle-t-on les cotisations non versées aux salariés ? Non, bien entendu, il n'y a aucune solidarité de payement entre salariés et employeurs. Pour autant, les prestations sont-elles diminuées des droits correspondant aux cotisations impayées ? Non, bien entendu, les prestations sont calculées d'après les cotisations qui auraient dues être payées. Le contribuable, c'est à dire le consommateur final, paye le manque ».

    En définitive, dans le système actuel comme dans celui que nous proposons, les cotisations sont payées par chaque individu, sur son revenu dépensé. La différence, c'est que dans notre système les prestations sont égalitaires et que les plus favorisés ne sont pas subventionnés par les moins favorisés.

 

  1. Pour bien enfoncer le clou, nous vous le répétons, dans le système préconisé comme dans le système actuel, c'est le consommateur final qui supporte les cotisations de sécurité sociale (dont celles d'assurance vieillesse) et ce, proportionnellement à son revenu dépensé. Alors autant qu'il le fasse directement. Cela permettra aux entreprises de réduire le prix de vente hors taxes et contributions du montant de ces charges et ainsi d'être plus compétitives à l'exportation et aux consommateurs finals de ne pas payer plus chers biens, services et travaux d'origine française. Les produits étrangers eux supporteront la charge des cotisations. Vous allez nous dire : « Que d'angélisme nos petits Messieurs, les entreprises ne joueront pas le jeu ! » et nous vous répondrons : « Il y a un pouvoir exécutif dont la tâche principale est de faire appliquer (exécuter) la loi. A lui, qui d'habitude est si prompt à vouloir s'approprier les tâches des autres (dans une volonté de domination), de faire son travail et d'obliger si nécessaire, les entreprises à respecter les règles du jeu. A tout honneur tout labeur ! Et s'il en était incapable, virez le ! »

 

  1. Les entreprises n'ayant plus à répercuter dans leur prix de vente la charge des cotisations de sécurité sociale et leurs démarches administratives étant largement allégées, seront incitées à embaucher. Celui qui, le pouvant et ayant un besoin de main d'œuvre, ne saisirait pas cette aubaine (lors du changement de législation) serait un âne indigne d'être entrepreneur.

 

Que conclure ?

 

Le système que nous préconisons est efficace car il est pérenne, tout le monde cotise pour tout le monde et sur la base la plus large et la plus naturelle. Quelle base, en effet, pourrait-elle être plus large et moins incontestable ? Sa gestion est des plus légères et des moins coûteuses. En plus il protège nos entreprises du dumping social de certains pays et les incite (lors de sa mise en place tout au moins) à embaucher. Il est juste, solidaire et égalitaire, car tout le monde cotise, à raison de ses facultés contributives, et que tout le monde reçoit une prestation, si légèrement différente au moins égalitaire, et qui, tout de même, récompense les efforts accomplis par chacun.

 

Quel peut être le fondement d'une opposition à ce système, sinon l'égoïsme et la défense de privilèges injustifiables et rien d'autre ?

 

La réforme en marche qui se profile n'est nullement structurelle comme prétendent les thuriféraires du régime actuel, elle ne porte que sur quelques paramètres et va aggraver la situation de certains sans améliorer celle des autres. Elle est insuffisante, inefficace, injuste, médiocre...

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Published by Gabriel Raspail
9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 10:24

Quel est le processus d'embauche dans une entreprise ?

Celle-ci doit avoir un besoin : demande d'achat de biens, services ou travaux supérieure à son offre de vente.

Mais cela ne suffit pas !

Elle doit avoir un fond de roulement qui lui permette de décaisser les nouveaux salaires, ce fond de roulement dépend largement du niveau antérieur de sa marge (et en France elle est très faible).

Elle doit avoir une capacité d'investissement qui lui permette de créer les postes du nouveau personnel (locaux, matériels, ordinateurs, logiciels...). Cette capacité d'investissement dépend de ses fonds propres (très bas en France vu la faiblesse des taux de rémunération de ces fonds, qui malgré les mensonges de nos médias sont très peu élevés, souvent : 2 à 3 % des fonds placés ) et de sa capacité d'emprunt (mais les intérêts des emprunts obligataires ou indivis sont tout à fait minimes). Les particuliers, associés et actionnaires, obligataires et prêteurs ne sont guère incités à investir dans les entreprises.

Les marchés de valeurs ne rapportent guère par les dividendes ou les intérêts versés mais par les plus-values réalisées, souvent factices, et se corrompent dans une spéculation effrénée et artificielle, quand le placement ne rapporte plus, on joue, on spécule déraisonnablement et les investisseurs institutionnels, comme on dit, savent faire.

Voilà trois pistes que nos gouvernants démagogiques et clientélistes n'exploiteront pas.

Le chômage a donc de beaux jours devant lui. " Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes. " disait Bossuet.

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Published by Gabriel Raspail
27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 09:30

Face à face entre un Député La République En Marche et une veuve retraitée:

- il est indispensable de promouvoir les transports en commun et donc de taxer le transport individuel.

  • Monsieur le député, ne prenait pas ça mal, d'ailleurs j'ai voté pour vous, j'habite à sept kilomètres de la route qui va de Limoges à Angoulême et arrivée sur cette route j'ai encore huit kilomètres à faire pour me rendre à Limoges, ma fille est installée à Grenoble et mon fils à Marseille, ce sont mes deux seuls enfants, je suis veuve depuis deux ans et je n'ai qu'une faible pension de retraite (mon mari et moi nous étions de petits agriculteurs). Chaque jeudi, je vais à l'hypermarché à Limoges pour faire mes courses et je reviens la voiture pleine du nécessaire pour vivre une semaine. Comment me passer de ma voiture ?

  • Madame, pour réduire la débauche de carbone, vous pouvez, dès maintenant, aller en voiture les sept premiers kilomètres, la garer et prendre le bus pour le reste.

  • J'y ai bien pensé, mais comment faire, au retour, dans le bus, avec mes cabas de provisions ? Et puis le bus, il ne passe pas très souvent (c'est normal nous sommes peu nombreux à en avoir besoin).

  • Certes il faut aménager les choses, j'en conviens.

  • Oui, mais quand ? En attendant j'utilise mon vieux diesel que je n'ai pas les moyens de changer.

  • Comment faisaient vos parents et vos grands-parents qui n'avaient pas de véhicule automobile ?

  • Ils se rendaient au bourg dans un cabriolet attelé du cheval et faisaient leurs courses chez le boulanger, le boucher, le charcutier, l'épicier, allaient boire un café au bistrot de la place de l'église, allaient chez le coiffeur ou le médecin du village... mais maintenant tout ces commerces sont fermés, tout ces professionnels sont partis... Que me proposez vous ?

  • Hum...

  • Vous voyez les politiques stupides que vous, les politiques (tout aussi stupides), proposez depuis soixante-quinze ans, pour enrichir les villes aux dépens des campagnes, les capitales aux dépens des provinces, imposer le mode de vie que vous avez rêvé pour nous et dont nous ne voulons pas, les remembrements inutiles qui ont comblé nos mares et nos étangs, défriché nos vergers, abattu nos haies... pour promouvoir l'internet qu'au village nous ne captons même pas et dont je n'ai rien à faire (sauf ma déclaration des revenus, comme si ma belle écriture ne suffisait pas et encore c'est le notaire du bourg voisin à treize kilomètres que je parcours dans mon vieux diesel qui la saisit sur son ordinateur – je ne sais pas comment je ferai l'année prochaine, la chancellerie lui a accordé le droit de fermer son étude). Vous nous avez mis dans l'impasse et vous voulez nous punir. Pourquoi ne pas nous avoir laissé libres de nos choix et de notre mode de vie Votre taxe sur les transports individuels je la vomis. Ce qu'il faudrait c'est taxer fortement la capitale et les métropoles régionales afin de dégager des fonds pour réaménager nos campagnes, que vous avez saccagées, et si les citadins toussent à cause de la pollution qu'ils viennent vivre chez nous, nous les accueillerons avec plaisir... Aux prochaines élections, je voterai pour un populiste comme vous dites et j'espère qu'il vous en fera baver...

Il n'y eut pas de réponse, car le député était déjà parti avec détermination et courage.

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Published by Gabriel Raspail
3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 14:34

Madame Barbara Cassin de L'Académie française veuillez m'excuser de vous le dire : votre propos sur le Globish est extrêmement creux : vous dénigrez, vous dénigrez encore, vous dénigrez toujours mais vous n'apportez aucun argument, vous n'apportez aucun raisonnement, vous n'apportez aucune démonstration...

Voilà ce qui arrive lorsque, dans notre jeunesse, nous dormons pendant les cours de mathématiques car faire des mathématiques est une bonne manière de s'éveiller au raisonnement (mais ce n'est pas la seule, heureusement !).

Lorsque nous contredisons un point de vue, ici, celui exprimé dans le livre de Jean-Paul Nérrière, « Don't speak English parlez Globish », Eyrolles 2004, la moindre honnêteté intellectuelle, la moindre courtoisie... est d'en avoir pris connaissance, l'avoir étudié, avoir lu le livre..., ce qui manifestement, Madame, n'est pas votre cas. Que d'approximations, de fausses vérités, de sottises... dites pour paraître, pour paraître être, pour paraître savoir.

Vous faites parties de ces intellectuels tyranniques et pédants qui encombrent, de plus en plus, notre enseignement supérieur et les sphères du savoir et qui pourtant non rien, vraiment rien, à y faire.

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Published by Gabriel Raspail
3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 10:14

Ce matin, vendredi 3 mai 2019, j'ai écouté et regardé sur BFM TV, de 8 h ½ à 9 h, Madame Amélie de Montchalin. Politesse irréprochable, une petite musique agréable, c'est du Nana Mouskouri, en plu sucré, un discours parfait, un idéal que personne ne saurait désavouer... , mais rien sur les maladies qui gangrènent la vie française :

      1. la grande pauvreté des plus misérables qui est insupportable et qu'il faudrait éradiquer au plus vite ;

      2. l'enseignement et la formation continuée, qui ont perdu leurs objectifs initiaux : la transmission des savoir, des savoir-faire et des savoir-être et ne sont devenus qu'une formidable machine de sélection sociale par l'échec programmé et voulu ;

      3. nos entreprises qui croulent sous les réglementations perverses, qui deviennent des machins administratifs et qui ne peuvent plus atteindre leur but qui est de créer des richesses source de la prospérité de tous ;

      4. notre sécurité sociale qui n'est plus pérenne et et finira par sombrer si rien n'est fait..., et ce n'est pas la réforme de la retraite à points, qui ne peut qu'avantager les revenus les plus élevés et les personnes privilégiées par leur diplôme qui ne sont en rien indicatifs de leurs mérites et leurs réseaux qui ressemblent de plus en plus à du copinage, du piston, voire de la corruption, réfléchissez-y mais vite, qui améliorera les choses ;

      5. l'écologie, la dégradation de notre milieu naturel, dont nos politiques sont les thuriféraires, les grands maîtres de la peur et du désespoir, mais qui ne font rien, rien, absolument rien... ;

      6. l'envie et la jalousie instillées depuis des décades, diviser pour régner, pour conserver ses prébendes, ses privilèges au lieu de promouvoir la solidarité et d'expliquer les rôles indispensables de chacun...

Aussi Madame permettait moi de vous dire que votre intervention marque votre peu de connaissance dramatique de la réalité des choses. Bien sûr, rassurez-vous, vos opposants, Monsieur Mélenchon, Madame Le Pen et tous les autres sont au même point que vous.

La politique, lutte de pouvoir que vous menez ainsi que vos oppositions ne mènera à rien sauf au désespoir des petits, des tout-petits, des misérables, des sans-dents... mais relisez « La diligence de Beaucaire » d'Alphonse Daudet et, peut-être, vous comprendrez que la colère des humiliés peut être terrible.

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Published by Gabriel Raspail
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 13:53

En France il y a une grande injustice fiscale entre riches et pauvres. Ce n'est pas dans l'impôt sur le revenu, les taux sont progressifs. Ce n'est pas dans la TVA tout le monde paye au même taux, proportionnellement, et les riches consomment plus que les pauvres. L'injustice fiscale se trouve dans les impôts sur le capital : ISF, droits de successions et de donations… qui sont prohibitifs et constituent une véritable spoliation. Un capital, sauf déménagement à l'étranger, est confisqué en deux ou trois générations. A la dernière grosse déclaration de succession à laquelle j'ai travaillé correspondait un impôt de seize années de revenus. Ceci entraîne fraude et départ à l'étranger, ceci dissuade de créer des entreprises et augmente donc le chômage. Ne me parlez pas d'égalité des chances ! Lobotomise-t-on les sujets intelligents ? Casse-t-on les bras et les jambes des gros travailleurs ? Le capital vient de l'épargne, l'épargne du travail et a déjà supporté l'impôt progressif. Arrêtez de spolier les riches, une injustice est une injustice même quand elle frappe les riches. Je ne suis pas riche mais je suis écœuré par cette destruction démagogique et continue du capital qui entraîne le pays à sa perte et les pauvres à la misère. L'Oréal, fleuron de l'industrie française, appartiendra bientôt, au fur et à mesure des successions, au géant suisse Nestlé. Bravo la France, ton idéologie stupide et ringarde t'entraîne à te manger le foie.Une solution serait de garder les taux d'imposition sur le capital ou la fortune actuels mais non plus en pourcentages mais en pour milliers. Après tout le capital est déjà un pourcentage des revenus.

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Published by Gabriel Raspail
28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 10:25

La vie sociale ne peut être harmonieuse et juste que si trois principes, que je qualifie de fondamentaux et naturels sont respectés.

Le premier est que tout individu a droit au respect de l'intégrité physique, morale et intellectuelle de sa personne. C'est le principe de personnalité qui ne saurait souffrir aucune exception hors le droit légitime de se défendre contre toute agression violente, qu'elle soit individuelle ou collective, qu'elle soit intérieure ou extérieure au groupe social. Il est, hautement, souhaitable, voire même indispensable, pour éviter vengeance et talion, oppression et spoliation, que ce droit soit exercé dans la mesure du possible par une force publique encadrée par les pouvoirs publics judiciaires, législatif et exécutifs et par un droit, simple et clair, universel, respectant les droits légitimes de chacun.

Le deuxième est que tout individu a le droit d'agir, de penser et de s'exprimer sans contrainte dans la seule limite du respect des droits légitimes d'autrui. C'est le principe de liberté, qui implique celui de responsabilité. Nous sommes responsables car nous sommes libres et nous ne pouvons être responsables si nous ne sommes pas libres.

Le troisième est que tout individu a le droit de jouir paisiblement des fruits de son travail et de son épargne, qu'il a le droit d'échanger et de passer contrats et conventions avec qui il le souhaite et d'écarter celui qu'il ne désire pas, de transmettre, sans être spolié, les biens qu'il a acquis par son travail et son épargne ou qui lui ont été transmis. C'est le principe de propriété, qui s'il a été souvent critiqué et remis en cause, est fondamental pour la sécurité et la liberté des individus (souvenez vous que l'homme qui a dit « la propriété c'est le vol ! » était antisémites, raciste et misogyne...). Si les pouvoirs publics peuvent t'empêcher de maintenir, développer et améliorer ta vie, par ton travail, où sont ta sécurité et ta liberté ? Certes, la loi et les tribunaux peuvent, et cela est souhaitable, sanctionner certains abus du droit de propriété mais certainement pas le supprimer ou le vider de tout sens.

Toute société, qui n'est pas fondée sur ces trois principes naturels, ne peut être qu'injuste, arbitraire et même tyrannique, réfléchissez y.

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Published by Gabriel Raspail
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 10:29

Une petite fable que nos gouvernants, présidents et ministres, sénateurs et députés, conseillers et magistrats... feraient bien de méditer.

 

Comment Majogbé mourut

 

Ecoutez cette histoire de Majogbé, le mauvais roi et d'un homme vieux et prudent.

Le roi Majogbé, jaloux de gouverner en tyran, savait que l'autorité des vieillards, des sages, était seule capable de résister à la sienne. Il se fit l'ami des jeunes hommes. Il sut très bien se les attacher tous. Puis quand il pensa qu'aucun d'eux n'oserait lui désobéir, il leur commanda de tuer tous les anciens dans leurs maisons.

Et tous firent comme il l'avait ordonné. Beaucoup de sang coula. Et l'on ne vit plus que des jeunes hommes dans les rues, dans les maisons et dans le palais d'Oyo.

Alors Majogbé devint un insupportable tyran et vexa son son peuple de mille manières.

Il n 'épargna même point ses amis, qui l'avaient si bien servi.

Un jour, il les réunit à un festin et il leur commanda de manger, sous peine des plus cruels supplices. Mais les malheureux ne pouvaient porter aucun aliment à la bouche, car le roi leur avait mis de larges bracelets qui ne permettaient pas de plier le coude. Et tous ces jeunes hommes étaient au palais depuis le matin, avec beaucoup de faim et avec beaucoup de crainte.

L'un d'eux put s'échapper un instant sans être remarqué. Lorsqu'il revint, il dit à ses amis comment ils devaient s'y prendre pour manger et pour obéir au roi. Chacun pouvait, sans plier le bras, en l'étendant seulement, donner de la nourriture à la bouche de son voisin.

Lorsque le roi vit cela, il fut bien étonné. Il ne croyait pas à tant de sagesse dans l'esprit de jeunes hommes.

Il leur imposa, cependant, une autre épreuve qui était bien plus difficiel et qu'il croyait tout à fait au-dessus de leurs forces.

  • Demain, leur dit-il, je veux que vous veniez me construire une case en l'air, sinon je vous couperai les mains !

Et lorsque le matin les jeunes hommes revinrent et trouvèrent dans la cour du palais des matériaux tout préparés pour la construction d'une case, ils eurent grand'peur, d'autant plus que les bourreaux du roi étaient là.

Mais, le jeune homme qui, la veille, leur avait enseigné le moyen de manger malgré les bracelets de coude, leur rendit courage.

Lorsque la terre fut gâchée, pelotée en boules et les bois coupés, ce jeune homme s'approcha du roi. Il se prosterna suivant la coutume et dit :

  • Tu le vois, nous sommes prêts à te construire en l'air la maison que tu désires. Cependant, tu as oublié de nous dire les mesures. Aussitôt que tu nous les aura tracées ou fait tracer, mais il faut que ce soit bien exactement, car nous ne voudrions point te mécontenter, aussitôt que tes gens viendront tenir les piquets de limite, nous nous mettrons à l'œuvre, et ta maison sera faite en l'air, à la place qui te plaira.

Le roi entra dans une grande colère. Il était pris à sa propre ruse. Il laissa partir les jeunes gens sans leur couper les mains. Mais il reconnut bien alors qu'un jeune homme n'avait pas été capable de trouver seul une réponse aussi habile, et qu'un vieillard avait échappé au massacre jadis ordonné.

En effet, le jeune homme qui avait su être plus rusé que le tyran, agissait suivant les conseils de son père qu'il n'avait pas eu le courage de tuer et qu'il tenait caché dans sa maison.

Le roi commanda que ce vieillard fût recherché et mis à mort.

Mais il ne fut plus obéi. Excités par le viel homme sage, les jeunes gens de la ville se révoltèrent enfin et le roi prit le poison.

 

Une bible nègre

Jean Hess

Calmann Lévy, 1898

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Published by Gabriel Raspail
13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 12:23

« La loi est le discernement des choses justes et injustes, en prenant comme norme la nature.Je crois qu'une prescription n'ayant pas ce caractère n'est pas une loi et ne doit même pas en prendre le nom. »

Servius IVème siècle avant JC

Lorsque Servius déclare que la norme est la nature, il entend la nature profonde des choses. Ainsi l'homme doit voir sa personne même, sa liberté et sa propriété respectées. Que l'homme a des devoirs envers l'animal, être sensible, mais que l'animal n'est pas un sujet de droit (contrairement à certaines divagations à la mode)… 

Les paroles de Servius montrent bien que le droit se découvre et, surtout, ne se décrète pas (contrairement aux élucubrations de Jean Jacques Rousseau, des jacobins, des socialistes et, aujourd'hui des constructivistes de gauche comme de droite qui nous emmènent directement au malheur et à la servitude).

 

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Published by Gabriel Raspail

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  • : Nous sommes un groupe informel de personnes, qualifiées et expérimentées, nous avons tous dirigé des entreprises et/ou des associations à but social et nous pensons que notre pays, la France, va mal et qu'il pourrait en être autrement. Nous voulons rester anonymes et avons chargé l'un d'entre nous d'être notre porte-parole.
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