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Nous sommes un groupe informel de personnes, qualifiées et expérimentées, nous avons tous dirigé des entreprises et/ou des associations à but social et nous pensons que notre pays, la France, va mal et qu'il pourrait en être autrement. Nous voulons rester anonymes et avons chargé l'un d'entre nous d'être notre porte-parole.

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Des immenses progrès que l'enseignement a fait en soixante-dix ans

Je me souviens d'une époque, non si lointaine (la mienne 1951 entrée en  cours préparatoire), où, en mathématique en sixième, la première leçon portait sur les nombres négatifs et la construction de la droite numérique. L'examen de sixième (obligatoire pour aller au collège ou au lycée), en mathématique, portait sur les cinq opérations, les fractions et les nombres décimaux, les rapports et les proportions. Je ne suis pas encore gâteux rassurez-vous, j'ai bien dit les cinq opérations : l'addition, la soustraction, la multiplication, la division et l'exponentiation et j'ai bien écrit La mathématique qui n'est ni une science, ni une technique mais l'art de développer des outils abstraits pour expliquer des réalités concrètes et complexes (la méthode d'enseignement de la mathématique était en gros la méthode de Singapour et oui pauvres cornichons que nous sommes devenus ! en mieux : empirisme, théorie et pratique intense). Collèges et lycées désignaient des établissements de même niveau, en gros, les premiers créés avant l'empire, les seconds après l'empire. L'examen de sixième comprenait une dictée (cinq fautes égalent zéro) et une analyse grammaticale (c'est quoi ce truc ?), une rédaction à caractère historique, un problème de mathématique et deux exercices. Les classes favorisées étaient aussi favorisées que maintenant mais pas plus. Chaque année un lot d'élèves issus des milieux défavorisés réussissaient l'examen de sixième. Nous y étions préparés : deux compositions en classe par trimestre (examens blancs). Les autres n'étaient pas abandonnés, ils passaient leur certificat d'études et allaient vers l'apprentissage, les écoles professionnelles et techniques. Les chiffres du chômage n'étaient pas aussi élevés que maintenant et chacun pouvait construire sa vie sur des bases solides, sans aigreur ni amertume (on ne méprisait pas un boucher ou un maçon !).

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