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Nous sommes un groupe informel de personnes, qualifiées et expérimentées, nous avons tous dirigé des entreprises et/ou des associations à but social et nous pensons que notre pays, la France, va mal et qu'il pourrait en être autrement. Nous voulons rester anonymes et avons chargé l'un d'entre nous d'être notre porte-parole.

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Comment sauver nos retraites !

 

Aujourd'hui, quelle est la situation des régimes de retraite ?

 

  1. Le payement des pensions n'est pas assuré. Le déficit des régimes de retraite, pourtant important ne cesse de s'accroître.

 

  1. Les pensions des plus modestes ne permettent pas à leurs titulaires de vivre décemment.

 

  1. Les divers régimes sont très inégalitaires et injustes.

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

  1. Pour des raisons historiques, les régimes de retraite se sont mis en place pas à pas, d'où un grand nombre de régimes qui crée une grande inégalité et une grande injustice ! Syndicats salariaux et patronaux y ont trouvé, il faut bien le dire aussi, une raison d'être et de valoir.

 

  1. Pour des raisons démographiques, les progrès du bien-être, de l'hygiène et de la médecine ont permis un allongement de la vie, d'où un nombre croissant de bénéficiaires et un nombre décroissant de cotisants (régime des salariés, mais situation analogue pour tous les régimes). Cette situation parfaitement prévisible et prévue n'a pas été anticipée – n'a-t-on pas abaissé l'âge de la retraite de 65 ans à 60 ans ?

 

  1. Pour des raisons socio-économiques, qui ont fait que, dans l'ambiance plus facile ou, plus exactement ressentie comme telle, des trente glorieuses, l'assurance vieillesse qui est une solidarité des actifs envers les anciens, est devenu un placement, celui qui croit avoir plus cotisé prétend plus encaisser. Pourtant, les placements relèvent de la liberté d'utiliser son argent comme on l'entend, dans le respect de la loi et, donc, ne relèvent pas du public et de l'obligatoire mais du privé et du facultatif.

 

  1. Pour des raisons politiques, ou plus exactement pour des raisons de laxisme politique, aucun pouvoir n'a voulu effectuer les réformes indispensables mais très impopulaires et s'attaquer aux privilèges acquis (le temps qui passe secrète ces privilèges et viens le temps des réformes douloureuses).

 

Quels sont les objectifs d'une réforme nécessaire et urgente ?

 

  1. Il est vital d'assurer la pérennité du régime de retraite.

 

  1. Il est indispensable d'augmenter le plancher des pensions les plus faibles afin qu'elles permettent à leurs titulaires de vivre, frugalement certes, mais décemment, et ce sans augmenter la dépense globale.

 

  1. Il faut instituer un régime unique et individuel (chaque individu ayant sa propre retraite) afin de rétablir l'égalité et la justice. La France n'a pas et ne doit pas avoir des privilégiés et des démunis.

 

Quelles doivent être les prestations ?

 

  1. Les prestations ne peuvent qu'être les plus égalitaires possibles tout en récompensant les efforts faits par chacun.

 

  1. Une pension maximum, par individu, égale à trois fois la pension minimum est souhaitable (par rapport à l'énorme écart actuel...). Une pension de base, fixée par le pouvoir législatif, d'indice 100, serait versée aux personnes n'ayant jamais ou très peu travaillé, en gros, très gros, je vous prie de m'en excuser, le salaire de la mère au foyer. Une pension complémentaire d'indice 50, 100, 150 et 200 serait versée, respectivement aux agents d'exécution, aux agents intermédiaires, aux agents d'encadrement et aux entrepreneurs (vrais entrepreneurs ceux qui risquent leur épargne, leurs talents, leur travail et leur temps). La pension maximum serait ainsi de trois fois la pension minimum : . Ces pensions seraient versées aux bénéficiaires à partir d'un âge fixé par le pouvoir législatif en fonction des possibilités, sans aucun impératif autre que d'atteindre l'âge requis – les pensionnés pourraient travailler à temps plein ou à temps partiel, salariés ou non.

 

  1. Ces pensions resteraient soumises à l'impôt sur le revenu au nom et à la charge de chaque foyer fiscal.

 

Quelles doivent être les cotisations ?

 

  1. Les cotisations seraient basées sur le revenu dépensé - revenu augmenté des reprises d'épargne et diminué des sommes épargnées – à un taux fixé, en fonction des besoins, par le pouvoir législatif. Ainsi égalité et justice seraient réalisées, les cotisations seraient proportionnelles aux facultés contributives de chacun et les prestations seraient égalitaires, si inégales (mais si faiblement inégales par rapport aux pratiques actuelles), et dans des rapports très généreux pour les plus faibles.

 

  1. J'entends, de l'univers feutré de mon petit bureau, les lamentations, les pleurs les litanies de ceux qui vont me dire « Mais mon petit monsieur je suis lésé, j'ai cotisé moi, c'est marqué sur mon bulletin de paye ! » et je leur répondrai « Allez casser, si vous le souhaitez, les os de ceux qui vous ont trompé, par manque de probité, par calcul, par incompétence, syndicalistes salariaux et patronaux, hommes politiques et prêcheurs de tout poil. Si, si allez-y ! Vous n'avez rien versé ! Les entreprises décaissent les cotisations de sécurité sociale, ce qui j'en conviens impacte leur trésorerie, mais elles s'empressent d'en répercuter, comme il se doit en bonne orthodoxie économique - ne voyez là aucun noir dessein, la charge sur le consommateur final par l'intermédiaire de leurs prix.de vente. Et, s'il vous faut quelque autre preuve, que se passe-t-il en cas de défaillance de l'entreprise ? Appelle-ton les cotisations aux salariés ? Non, bien entendu, il n'y a aucune solidarité de payement entre salarié et employeur. Les prestations sont-elles diminuées des droits correspondants aux cotisations impayées ? Non, bien entendu, les prestations sont calculées sur les prestations qui auraient dues être payées. Le contribuable, c'est à dire le consommateur final, paye le manque. »

 

  1. Pour bien enfoncer le clou, je vous le répète, dans le système préconisé comme dans le système actuel, c'est le consommateur final qui supporte les cotisations de sécurité sociale (dont celles d'assurance vieillesse) et sur son revenu dépensé. Alors autant qu'il le fasse directement. Cela permettra à l'entreprise de déduire ces charges de ses prix de vente et d'ainsi être plus compétitives à l'exportation comme sur le marché intérieur et au consommateur final de ne pas payer plus chers biens, services et travaux. Vous allez me dire : « Que d'angélisme mon petit monsieur, les entreprises ne joueront pas le jeu ! » et je vous réponds : « Il y a un pouvoir exécutif dont la tâche principale est de faire respecter (exécuter) la loi. A lui, qui d'habitude est prompt à vouloir s'approprier les tâches des autres, de faire son travail et d'obliger, si nécessaire, les entreprises à respecter les règles du jeu. A tout honneur tout labeur ! Et s'il en est incapable virez le ! ».

 

  1. Les entreprises n'ayant plus à répercuter dans leur prix de vente la charge des cotisations sociales seront incitées à embaucher. Celui qui, le pouvant financièrement, ne saisirait pas cette aubaine est un âne indigne d'être entrepreneur.

 

 Que conclure ?

 

Le système préconisé est efficace car il est pérenne, tout le monde cotise pour tout le monde et sur la base la plus large et la plus naturelle. Quelle base, en effet, pourrait-elle être plus large et moins incontestable ? En plus, il protège nos entreprises du dumping social de certains pays et nous incite à embaucher. Il est juste, solidaire et égalitaire, car tout le monde cotise, en fonction de ses facultés contributives, et que tout le monde reçoit une prestation, si différente, au moins égalitaire, et qui récompense quand même les efforts accomplis par chacun.

 

Quel peut-être le fondement de l'opposition à ce système ? L'égoïsme et la défense de privilèges, rien d'autre !

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