Nous sommes un groupe informel de personnes, qualifiées et expérimentées, nous avons tous dirigé des entreprises et/ou des associations à but social et nous pensons que notre pays, la France, va mal et qu'il pourrait en être autrement. Nous voulons rester anonymes et avons chargé l'un d'entre nous d'être notre porte-parole.
Qu'une femme pratique un avortement, c'est son droit le plus strict. Elle ne porte préjudice à la liberté, à la sécurité et à la propriété de quiconque. C'est une affaire entre elle et sa conscience, même si son conjoint ou compagnon est en droit, et je ne vois pas ce qui pourrait l'en empêcher, d'en tirer les conséquences qu'il souhaite. La procréation engage deux personnes.
Mais là ou je ne suis plus d'accord c'est lorsque mes impôts et/ou cotisations sociales servent à en rembourser le coüt. C'est là une atteinte à ma propriété, à mon travail et à mon épargne. C'est une spoliation. Et ne me dites pas que c'est une question de solidarité ! Je me sents solidaire d'un malade ou d'un accidenté, d'un handicapé, d'un couple qui élève ses enfants (notre avenir) ou d'un vieillard (notre passé), d'une femme violée ou dont la gravidité impose une action thérapeutique, mais non du confort personnel d'une personne qui a fait ses choix et doit en assumer les conséquences pécuniaires. Cela s'appelle la responsabilité.
Après tout, je n'étais pas invité à la partie de jambes en l'air !