La faiblesse économique et politique d'un état se traduit, notamment, par sa dette publique (mais pas seulement). Pour sortir de cette situation il faut faire des efforts (difficilement quantifiables) pendant un certain temps (difficilement quantifiable). Et l'on voit toute l'erreur qu'a été la mathématisation de la science économique.
Il y a toute une palette de choix pour se sortir de cette stagnation (ou de ne pas s'en sortir) qui mélange l'intensité des efforts et la durée de l'effort.
La Grèce va devoir choisir son rythme, c'est sa liberté politique. Les pièges sont soit des efforts trop forts et les grecs ne l'ont pas supporté, soit un temps d'effort trop long entrainant le déclin du pays pendant plusieurs générations.
L'illusion serait de croire, comme Monsieur Mélenchon, qu'il suffit d'effacer la dette totalement ou partiellement. En fait, un pays rembourse toujours sa dette, d'une manière ou d'une autre, c'est une loi implacable, par son crédit (confiance qu'on lui accorde), par sa faculté d'emprunt, par sa capacité à attirer les investissements...
Je crains que la Grèce ne s'enfonce dans une longue, très longue période de déclin. J'espère que la France saura s'en sortir. Qui vivra, verra !!!