Nous sommes un groupe informel de personnes, qualifiées et expérimentées, nous avons tous dirigé des entreprises et/ou des associations à but social et nous pensons que notre pays, la France, va mal et qu'il pourrait en être autrement. Nous voulons rester anonymes et avons chargé l'un d'entre nous d'être notre porte-parole.
Comme son nom l'indique, la limitation de vitesse est une limitation. Nous devrions tous avoir la possibilité de nous déplacer et ce, à la vitesse que nous estimons raisonnable. Mais il faut reconnaître que certains sont moins conscients de leur responsabilité que d'autre. Une limitation nous paraît une atteinte à notre liberté. Cependant admettons qu'un droit est un principe et que tout principe peut avoir, dans l'intérêt d'autrui, des exceptions.
Les exceptions doivent toujours, afin de ne pas porter atteinte à notre liberté, être les moins nombreuses possibles. Elles doivent être absolument nécessaires. Toute exception superflue ou même simplement utile doit, pour respecter notre liberté, être écartée.
La nécessité d'une exception doit être démontrée par les individus les plus compétents en la matière et en matière d'accidents, hors autoroutes, les plus compétents sont les maires et les conseils municipaux. Ce sont eux qui connaissent, par expérience, les lieux accidentogènes.
Une compréhension efficace des faits aurait voulu que l'état fixe une limite moyenne de vitesse, acceptable par le plus grand nombre, et que les maires et conseils municipaux fixent sous le contrôle des préfets et des sous-préfets, afin d'éviter tout arbitraire, les limitations nécessaires dans les lieux accidentogènes.
Mais malheureusement, la décentralisation est difficile, tout individu, a fortiori toute institution, a, et cela est humain, tendance à, sans arrêt, essayer d'augmenter le champ de ses compétences, de son pouvoir. C'est essentiellement là que le contrôle démocratique doit intervenir mais le citoyen est trop souvent passif et se complet dans la paresse du pour ou contre. Toute décision doit être prise par l'agent le plus compétent et c'est ce critère qui doit permettre de fixer les domaines respectifs de l'état, des régions et des communes (le département, lui, doit retrouver son rôle historique de déconcentration de l'état).